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Il y a en ce moment plusieurs raisons de se réjouir au sujet du Moyen-Orient et des prix du pétrole sur les marchés. Les contrats à terme sur le Brent sont passés de 84 $ à 98 $ au cours des cinq derniers jours, illustrant les anticipations du marché quant aux négociations entre les États-Unis et l’Iran et au déblocage du détroit d’Ormuz. Cependant, le seul optimiste dans cette situation reste le président américain Donald Trump. Au cours de la dernière journée, il a fait plusieurs nouvelles déclarations sur ce sujet clé pour l’ensemble des marchés, laissant apparaître que la Maison-Blanche n’est pas pressée en ce qui concerne le Moyen-Orient, car elle se concentre sur la maximisation des profits issus des ventes de pétrole et de gaz à des prix élevés.
Dans l’ensemble, Trump a déjà affirmé que l’Amérique gagnait des centaines de milliards de dollars grâce aux prix élevés de l’énergie. Il a exprimé son intérêt pour le pétrole iranien et, auparavant, Trump avait mené une intervention militaire au Venezuela qui s’est également soldée par un contrôle sur l’or noir. Peut-être que, cette fois encore, la vérité brute se trouve dans cette substance noire sans laquelle le monde moderne aurait du mal à tenir ne serait-ce qu’une semaine ?
Cette semaine, Trump a prolongé de manière inattendue le cessez-le-feu avec l’Iran. Cet événement a un arrière-plan intrigant, qui soulève des questions. Pourquoi Trump a-t-il prolongé le cessez-le-feu alors que l’Iran s’est de fait retiré des négociations ? Pourquoi n’y a-t-il pas de date butoir précise pour ce nouveau cessez-le-feu ? D’ordinaire, Trump fixe des échéances claires, mais à présent, on a l’impression qu’il se moque de savoir combien de temps encore le conflit, dans lequel les États-Unis sont directement impliqués, va se prolonger.
À mon avis, deux explications sont possibles. La première est que Trump n’est effectivement pas pressé. Pourquoi se hâter ? Le cessez-le-feu signifie qu’il n’y a pas de nouvelles attaques de roquettes ni de frappes contre des bases américaines ou des installations iraniennes. En d’autres termes, il semble qu’il n’y ait pas de guerre, mais qu’il y ait des superprofits tirés du pétrole et du gaz. La seconde est que Trump prépare une nouvelle frappe contre l’Iran. Les derniers rapports indiquent qu’un troisième porte-avions se dirige vers le golfe Persique, ce qui laisse présager une escalade imminente.
Parallèlement, le Pakistan continue d’assurer qu’un nouveau cycle de négociations pourrait avoir lieu dans les 2 à 3 prochains jours. Sur quoi reposent de telles promesses, alors que l’Iran a déclaré ouvertement que de nouvelles négociations sont impossibles tant que l’Amérique ne lèvera pas le blocus des ports iraniens ? Et les États‑Unis ne prévoient pas de lever ce blocus, puisqu’il s’agit également d’un blocus financier. L’Iran ne peut pas vendre son pétrole, et Trump a déjà estimé que le pays perd environ 500 millions de dollars par jour.
D’après mon analyse d’EUR/USD, je conclus que l’instrument reste inscrit dans un segment haussier de la tendance (graphique du bas), tandis qu’à court terme il évolue au sein d’une structure corrective. L’ensemble de vagues correctives semble assez abouti et ne pourrait prendre une forme plus complexe et étendue que si une trêve stable et de long terme était instaurée entre l’Iran, les États‑Unis, Israël et TOUS les autres pays du Moyen‑Orient. Sinon, je considère qu’à partir des niveaux actuels, un nouveau jeu de vagues baissières pourrait démarrer. Ou bien la vague corrective pourrait se poursuivre.
La structure en vagues de l’instrument GBP/USD s’est clarifiée avec le temps, comme je m’y attendais. On observe désormais sur les graphiques une nette structure haussière en trois vagues, qui pourrait déjà être achevée. Si tel est bien le cas, on peut s’attendre à la formation d’au moins une vague descendante (probablement d). Le segment haussier de la tendance pourrait prendre une forme en cinq vagues, mais pour cela le conflit au Moyen‑Orient doit s’apaiser et non se rallumer. Par conséquent, le scénario de base pour les prochains jours est une baisse vers la zone de 1,34 ou légèrement en dessous. Par la suite, tout dépendra de nouveau des facteurs géopolitiques.