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14.05.2026 09:09 AM
Le pétrole poursuit sa hausse alors que le déficit persiste malgré une paix potentielle avec l’Iran

Les prix du pétrole sont restés stables à la suite de la clôture du sommet de Pékin : la rencontre entre Trump et Xi Jinping a été positive, les deux dirigeants mettant en avant les opportunités de coopération ; toutefois, aucun accord concret dans le domaine de l’énergie susceptible de modifier le marché n’en est ressorti. Le Brent se négocie autour de 106 $ le baril, tandis que le WTI évolue autour de 101 $, se maintenant aisément au-dessus de 100 $.

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Mais la principale nouvelle du jour ne venait pas de Pékin ; elle provenait de l’International Energy Agency (IEA). Selon l’IEA, le conflit iranien a déclenché des réductions record des réserves mondiales de pétrole. Les données montrent que même si les hostilités cessaient le mois prochain, le marché resterait en situation de déficit sérieux jusqu’en octobre. C’est un point crucial : les investisseurs qui anticipent une baisse rapide des prix à la suite d’un éventuel cessez-le-feu risquent de se tromper. La reconstitution des stocks n’est pas un processus rapide, et plusieurs mois de déficit structurel signifient que les pressions sur les prix sur le marché pétrolier se poursuivront, quel que soit l’issue du conflit au Moyen-Orient.

Parallèlement, les perspectives de règlement demeurent obscures. Un cessez-le-feu formel est en vigueur depuis le début du mois d’avril, mais depuis, plusieurs épisodes d’escalade ont eu lieu. Les États-Unis et l’Iran ne semblent réaliser aucun progrès significatif vers la résolution de leurs désaccords fondamentaux ni vers un accord de paix. En d’autres termes, le marché vit dans un état de statu quo fragile : un seul incident grave pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix du pétrole. Il est probable qu’après le retour de Trump de Pékin, les pressions et les menaces à l’égard de l’Iran reprendront.

Dans ce contexte, les résultats du sommet de Pékin apparaissent plutôt comme un facteur neutre pour le marché pétrolier. Trump et Xi ont échangé des déclarations optimistes et convenu d’approfondir leur coopération ; toutefois, le Moyen-Orient a occupé une place beaucoup moins importante dans l’agenda public de la rencontre, comparé au commerce et à Taïwan. Il convient de noter que, pour l’instant, le marché prête davantage attention à l’IEA qu’à la rhétorique diplomatique : les chiffres parlent d’eux-mêmes — le déficit ne disparaîtra pas, et le pétrole en tient compte.

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En ce qui concerne la configuration technique actuelle du pétrole, les acheteurs doivent reconquérir la première résistance à 106,80 $. Cela leur permettra de viser la zone de 113,80 $, au‑dessus de laquelle il sera assez difficile de franchir. L’objectif suivant se situera autour de 120,00 $. En cas de baisse des cours du pétrole, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle du seuil de 100,40 $. S’ils y parviennent, une rupture de cette zone portera un sérieux coup aux positions acheteuses et fera reculer le pétrole vers un plus bas à 92,50 $, avec un potentiel de baisse jusqu’à 86,60 $.

Miroslaw Bawulski,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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