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Le pétrole West Texas Intermediate (WTI) a enregistré une légère hausse de prix durant la dernière heure de cotation, se rapprochant du seuil symbolique de 77,00 $. Toutefois, cette progression ne s’accompagne pas de perspectives solides, en raison de l’incertitude entourant la guerre en cours au Moyen-Orient.
Selon les dernières informations, l’Iran a déclaré lundi qu’il n’y avait ni négociations avec les États‑Unis ni projets de rencontres. Cette déclaration contredit les propos tenus ce week‑end par le président américain Donald Trump, qui avait évoqué une possible reprise des discussions pour justifier l’annulation de frappes. En outre, des informations non confirmées faisant état d’attaques de drones contre des installations américaines au Koweït réduisent les espoirs d’un éventuel accord de paix entre les États‑Unis et l’Iran, poussant les traders à intégrer dans leurs anticipations les risques géopolitiques qui soutiennent les prix du pétrole.
Par ailleurs, Mohsen Rezaee, haut conseiller militaire du Guide suprême iranien, a souligné que Téhéran n’autoriserait aucun passage par cette voie maritime vitale en dehors de celui établi par la République islamique. Il a également averti que les navires et les forces armées américains pourraient faire face à de sérieux risques et subir des pertes si le bras de fer autour de cette voie stratégique se poursuivait. Le blocus naval de l’Arabie saoudite mené par les rebelles houthis soutenus par l’Iran renforce également les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique mondial.
Ben Picton de Rabobank décrit la tension persistante dans le détroit d’Ormuz comme un « Groundhog Day » pour les marchés, en soulignant que « plus tard dans la semaine, les frappes reprennent généralement, les prix du pétrole montent, les actions sont vendues et les rendements obligataires augmentent ». Il met en garde en indiquant que « tous les signaux pointent vers un scénario similaire cette semaine », même si le marché reflète pour l’instant un sentiment de « frappes qui s’enchaînent », les investisseurs redoutant une répétition du schéma habituel d’escalade du conflit et du risque.
Ces développements éclipsent largement la récente décision d’OPEC+ d’augmenter sa production, annoncée dimanche, et apportent un soutien aux prix du pétrole. Néanmoins, l’absence d’achats de suivi marqués impose la prudence avant l’ouverture de nouvelles positions haussières, d’autant plus que le rebond actuel depuis le plus bas hebdomadaire semble principalement lié à des rachats de positions vendeuses. Parallèlement, les oscillateurs sur le graphique horaire restent négatifs.
Sur le graphique journalier, les signaux sont mitigés et l’indice de force relative est négatif, ce qui indique un avantage baissier. Il convient cependant de noter que tant que les prix restent au‑dessus de la moyenne mobile simple à 200 jours, ils ne sont pas prêts à entamer une chute de long terme. Néanmoins, les acheteurs doivent franchir la moyenne mobile simple à 20 jours pour permettre une nouvelle phase de hausse.