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Selon le dernier sondage auprès des économistes, la prévision de croissance de la zone euro pour 2026 a été révisée à la hausse, à 0,8 % contre 0,5 %. Cette révision reflète en grande partie des résultats du deuxième trimestre plus solides que prévu, période durant laquelle le PIB de la zone euro a augmenté de 0,4 %, soit le double des prévisions.
Fait notable, les répondants ont laissé inchangé le profil de croissance à court terme, en anticipant une progression de 0,2 % au T3 suivie d’une accélération progressive. En d’autres termes, la révision à la hausse de la prévision annuelle reflète la reconnaissance que les résultats déjà enregistrés ont été meilleurs qu’attendu, et non une modification des perspectives pour l’avenir.
La résilience du bloc apparaît particulièrement frappante compte tenu des difficultés auxquelles il a été confronté : récent rebond des prix de l’énergie, réductions de coûts et suppressions d’emplois chez les constructeurs automobiles européens, et feux de forêt. Le sentiment s’est récemment amélioré grâce au regain d’efforts pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient et pour rouvrir le détroit d’Hormuz, avec un supplément d’optimisme venant des initiatives de l’Allemagne pour relancer sa propre croissance.
L’Allemagne, première économie d’Europe, a fait l’objet d’une révision haussière distincte. Une enquête séparée fait état d’une croissance allemande de 0,8 % cette année, contre une prévision de 0,6 % un mois plus tôt, là aussi expliquée par la vigueur inattendue du T2. La croissance devrait accélérer pour atteindre environ 1,2 % d’ici 2028, soutenue par un boom des dépenses de défense.
Néanmoins, les entreprises du continent restent prudentes face aux risques, dont certains sont tout à fait tangibles.
L’ensemble de ces éléments devrait soutenir l’euro face au dollar américain, en particulier après un net revirement des anticipations concernant les actions de la BCE et de la Fed.
Tableau technique pour EUR/USD
Les acheteurs doivent maintenant envisager de reprendre le niveau de 1,1567. Ce n’est qu’à cette condition qu’il sera possible de viser un test de 1,1592. À partir de là, une poussée vers 1,1620 est possible, mais il sera difficile d’y parvenir sans le soutien des grands intervenants. En cas de repli, je m’attends à des achats significatifs uniquement autour de 1,1541. Si personne ne se manifeste à ce niveau, il vaudra mieux attendre un nouveau plus bas à 1,1520 ou ouvrir des positions longues depuis 1,1502.
Tableau technique pour GBP/USD
Les acheteurs de livre sterling doivent s’emparer de la première résistance à 1,3505. Ce n’est qu’ensuite qu’ils pourront viser 1,3540, au-dessus de laquelle de nouveaux gains seront difficiles. L’objectif haussier le plus éloigné se situe autour de 1,3585. À la baisse, les vendeurs tenteront de reprendre la main à 1,3468. S’ils y parviennent, une rupture de cette zone porterait un sérieux coup aux haussiers et pousserait la paire GBP/USD vers 1,3435, avec la perspective d’une extension vers 1,3417.