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10.08.2026 06:38 PM
GBP/USD – Analyse Smart Money : l’inflation américaine pourrait limiter de nouveaux gains de la livre
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La paire GBP/USD poursuit son mouvement haussier, que je considère comme entièrement justifié. Les rapports de la semaine dernière sur l’économie et le marché de l’emploi américains ont mis un terme définitif au débat sur une éventuelle hausse des taux d’intérêt par le FOMC en septembre. Les Nonfarm Payrolls ont reculé pour la quatrième fois consécutive, mais cette fois, non seulement la valeur publiée a été faible, elle est en plus passée en territoire négatif. Ainsi, le nombre d’emplois dans l’économie américaine ne fait plus que croître très lentement : il diminue. Une situation similaire s’est produite à plusieurs reprises l’année dernière, et la Fed a alors dû abaisser le taux d’intérêt à trois reprises pour éviter une détérioration encore plus marquée du marché du travail. Ces dernières semaines, de nombreuses rumeurs circulaient sur le marché selon lesquelles une inflation élevée contraindrait la Fed à relever ses taux. Kevin Warsh a lui aussi évoqué une inflation excessivement élevée, qui devrait être ramenée d’urgence vers sa cible. Cependant, comme je m’y attendais, l’inflation n’est pas le seul facteur déterminant. Compte tenu des chiffres actuels des Nonfarm Payrolls, je n’anticipe plus de durcissement de la politique monétaire. Il s’agit d’un revers important pour le dollar américain. Cette semaine, le rapport d’inflation de juillet sera publié. S’il fait apparaître un ralentissement de l’inflation, le FOMC n’aura alors strictement aucune raison de resserrer sa politique. Je rappelle que le marché a commencé à intégrer une hausse de taux il y a deux mois, et qu’il subit désormais chaque semaine une nouvelle vague de déception. Je pense que le recul du dollar va se poursuivre.

Comme je l’ai déjà indiqué, la géopolitique n’a plus d’effet favorable sur le dollar, car de nouvelles escalades du conflit surviennent environ toutes les deux semaines. Chaque nouvelle aggravation ne diffère en rien des précédentes. Les négociations entre Téhéran et Washington seraient, selon les sources, en cours, suspendues, ou encore complètement rompues. Officiellement, Téhéran nie mener des discussions avec les Américains, mais poursuit les pourparlers avec des intermédiaires, en particulier Oman. Il reste toujours difficile de savoir à quoi aboutiront ces négociations en ce qui concerne la fin du conflit et la réouverture du détroit d’Hormuz. L’Iran pourrait éventuellement s’entendre avec Oman sur les modalités de contrôle du détroit d’Hormuz, mais comment cela permettrait-il de résoudre le conflit avec les États‑Unis et de mettre un terme au blocus américain du détroit ?

En ce début de nouvelle semaine, le cours du pétrole est monté à 88 $ le baril. Si la situation commence à évoluer selon le scénario le plus pessimiste, le pétrole continuera d’augmenter et testera à nouveau les sommets de mars–mai. Dans ce cas, l’inflation aux États‑Unis comme au Royaume‑Uni recommencera à accélérer. Si la situation évolue selon un scénario optimiste, les prix du pétrole reviendront dans une fourchette de 60 à 70 $ le baril. Dans ce cas, un resserrement de la politique de la Fed pourrait ne pas être nécessaire, tandis que la Bank of England n’est déjà plus vraiment confrontée au problème d’une inflation élevée. Toutefois, à l’heure actuelle, c’est la Fed qui ne parvient pas à se résoudre à adopter une attitude « hawkish », alors que la Bank of England, à l’inverse, ne serait prête à resserrer sa politique monétaire que si l’inflation se remettait à accélérer, ce dont on ne voit actuellement aucun signe.

L’analyse graphique montre une nouvelle poussée haussière. Pour l’instant, les traders disposent de deux déséquilibres « bullish » (24 et 25), au sein desquels des positions longues peuvent être envisagées. Le déséquilibre 24 a déjà généré un signal « bullish » sur lequel les traders pouvaient s’appuyer pour ouvrir des positions longues. Il n’y a actuellement aucun schéma « bearish ».

Il n’y avait pas de publications macroéconomiques lundi. Je ne m’attends donc pas à des mouvements importants d’ici la fin de la journée. Les acheteurs restent confiants, et seul le rapport sur l’inflation américaine de cette semaine pourrait entamer leur optimisme.

Le contexte global de l’actualité demeure tel qu’à long terme, je ne peux rien anticiper d’autre qu’un repli du dollar américain. La guerre entre l’Iran et les États‑Unis n’a pas modifié cette perspective. La possibilité de hausses de taux de la Fed en 2026 ne l’a pas modifiée non plus. Les développements géopolitiques ont certes incité le marché à se souvenir du statut de valeur refuge du dollar pendant quelques mois, mais le conflit a déjà dépassé sa phase la plus active. Les chances d’un resserrement de la politique monétaire du FOMC ont nettement diminué ces dernières semaines, ce qui pèse sur la devise américaine. Ainsi, à mon avis, toute hausse du dollar est temporaire et alimentée par des facteurs de court terme. Je ne vois aucun motif justifiant une nouvelle poussée baissière.

Calendrier économique pour les États‑Unis et le Royaume‑Uni :

  • États‑Unis – Existing Home Sales (14:00 UTC).

Le 11 août, le calendrier des événements économiques ne comporte qu’une publication de faible importance. L’impact du contexte macroéconomique sur le sentiment de marché mardi sera extrêmement limité, voire nul.

Prévisions et conseils de trading pour GBP/USD :

La perspective à long terme pour la livre reste « bullish ». Après des balayages de liquidité sur les deux derniers swings, les acheteurs ont lancé une offensive, suivie d’un repli correctif puis d’une nouvelle attaque haussière. La semaine prochaine, je m’attends à ce que la livre poursuive sa progression, car les rapports sur le marché du travail américain ont été faibles et la probabilité d’un resserrement de la politique monétaire du FOMC est désormais extrêmement faible. Le rapport sur l’inflation américaine sera publié cette semaine et pourrait finalement convaincre les traders que la Fed ne durcira pas sa politique. Si les vendeurs déclenchent une nouvelle offensive, des schémas « bearish » seront nécessaires pour justifier des positions vendeuses, mais il n’en existe actuellement aucun. Les acheteurs ont reçu un signal d’achat à partir du déséquilibre 24. Les objectifs de la progression de la livre se situent aux sommets du 15 juillet et du 1er mai, à 1,3557 et 1,3656 respectivement.

Samir Klishi,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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