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23.10.2026 08:31 AM
Stratégies intraday pour les traders débutants sur l’euro le 23 octobre

Vendredi a commencé sans rebond pour l’euro. Hier, la monnaie unique a nettement reculé face au dollar, est brièvement remontée à 1,1232 dans la soirée, mais n’a pas réussi à s’y maintenir et se situe désormais autour de 1,1212. Les principaux moteurs ne sont pas les statistiques américaines, mais le pétrole et les nouvelles en provenance d’Europe.

Commençons par les données américaines. Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage se sont élevées à 194 000, en deçà des 200 000 attendues. Ce chiffre recense les personnes qui ont demandé des indemnités pour la première fois au cours de la semaine ; un résultat inférieur aux prévisions signale un marché du travail plus solide. L’indice des indicateurs avancés pour septembre, qui agrège une douzaine de mesures et anticipe l’activité sur plusieurs mois, s’est établi à 0,0 % contre -0,1 % attendu. Les inscriptions continues sont ressorties légèrement au‑dessus des prévisions à 1 728 000 contre 1 720 000, ce qui donne un tableau mitigé, mais qui, dans l’ensemble, n’a pas pénalisé le dollar.

Passons maintenant à l’euro. Les attaques en Arabie saoudite ont propulsé le Brent à 111 dollars. Pour la zone euro, qui dépend des importations d’énergie, de telles hausses de prix frappent directement l’économie et l’inflation. À cela s’ajoute le fait que la France se prépare à une nouvelle vague de manifestations samedi et renforce la présence policière et militaire pour éviter un remake des troubles du week‑end dernier. L’indice de confiance des consommateurs de la zone euro publié hier n’a pas aidé non plus : il est ressorti à ‑17,9 contre une prévision de ‑17,0 et ‑16,5 un mois plus tôt. Dans ce contexte, je considère que l’euro a peu de raisons de s’apprécier avec assurance.

Ce matin, l’attention du marché se portera sur les indices PMI préliminaires d’octobre pour la zone euro. Ces indicateurs, fondés sur des enquêtes, sont construits à partir des réponses des directeurs des achats ; une lecture supérieure à 50 points signale une expansion, tandis qu’une lecture inférieure à 50 indique une contraction. Le PMI est considéré comme un indicateur rapide de la conjoncture, car il est publié bien avant les données officielles de PIB et de production industrielle. Pour le marché des changes, ces chiffres sont également importants, car l’état de l’économie influence la politique de la Banque centrale européenne. Cette fois, les prévisions sont quasi identiques aux précédentes : l’industrie manufacturière est attendue à 52,7 après 52,9 en septembre, les services à 52,6 après 53,0, et l’indice composite — qui était auparavant à 53,1 — n’a pas de prévision publiée. Autrement dit, les analystes n’anticipent qu’un léger refroidissement, pas un effondrement, de sorte qu’il est peu probable que ces statistiques déclenchent un fort pic de volatilité. La situation changerait en cas de chiffres très faibles, surtout dans les services. La pression sur l’euro se renforcerait alors d’ici la fin de la semaine, puisque la monnaie unique fait déjà face à la flambée des coûts de l’énergie et aux nouvelles inquiétantes en provenance du Moyen‑Orient. Avec des chiffres neutres, je pense que l’EUR/USD restera dans sa fourchette actuelle, tandis qu’un PMI nettement inférieur aux attentes pourrait pousser la paire sensiblement plus bas.

Momentum

Pour l’euro, les principaux repères sont à 1,1231 à la hausse et 1,1204 à la baisse. Le cours à 1,1212 se situe 19 pips en dessous du seuil supérieur et huit au‑dessus du seuil inférieur ; il est donc plus proche de la borne basse. Hier soir, la paire est montée jusqu’à 1,1232, a touché le niveau supérieur, puis est retombée, si bien que je ne considère pas ce premier contact comme une véritable sortie confirmée. Je n’envisage des positions longues que si le cours repasse au‑dessus de 1,1231 et parvient à s’y maintenir de manière convaincante ; dans ce cas, les objectifs seraient 1,1259 et 1,1298. Honnêtement, j’accorde peu de probabilité à ce scénario, car le pétrole et la situation en France pèsent sur l’euro. Les positions vendeuses sous 1,1204, avec des objectifs à 1,1183 et 1,1155, paraissent plus probables. Des PMI décevants suffiraient à les déclencher. Mais la distance de seulement huit pips entre le cours et le niveau suggère qu’une petite incursion en intraday, sans consolidation, ne devrait pas être interprétée comme une véritable cassure confirmée.

Retour à la moyenne

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Pour l’euro, les niveaux de retour à la moyenne sont 1,1227 et 1,1200. Tous deux se situent très près des seuils de cassure. Le niveau supérieur, 1,1227, est à quatre pips en dessous du breakout-buy à 1,1231 ; le niveau inférieur, 1,1200, est à quatre pips en dessous du breakout-sell à 1,1204. Quatre pips relèvent du bruit de marché, donc, lors du premier contact, on ne peut pas distinguer de manière fiable un rebond d’une cassure — les débutants doivent être particulièrement prudents.

Mon analyse du scénario haussier : le prix monte à 1,1227 puis retombe rapidement — ce serait un signal de vente, puisque la paire a atteint à peu près ce niveau durant la nuit avant de se retourner. Si le prix se maintient au-dessus de 1,1231, la vente n’est pas autorisée — il s’agit alors d’une cassure confirmée.

Le scénario baissier : le prix passe sous 1,1204, atteint 1,1200, ne parvient pas à se maintenir et revient au-dessus de 1,1204 — dans ce cas, les achats sont appropriés avec un stop placé sous le plus bas du faux breakout. Si le prix clôture sous 1,1200, le retour à la moyenne a échoué et l’attention se déplace vers l’objectif à 1,1183.

Miroslaw Bawulski,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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