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10.02.2026 09:45 AM
Le président Donald Trump prévoit une croissance économique de 15 % aux États-Unis

Le président Donald Trump a déclaré que le candidat qu’il a choisi pour diriger la Réserve fédérale pourrait augmenter la croissance économique des États-Unis de 15 %, une affirmation particulièrement optimiste qui souligne néanmoins la pression à laquelle Kevin Warsh serait soumis s’il était confirmé.

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Dans une interview, M. Trump a déclaré que Warsh avait été son deuxième choix lors de la dernière sélection et a laissé entendre que la nomination de Jerome Powell à la présidence de la Fed pendant son premier mandat avait été une erreur. « Si M. Warsh fait le travail dont il est capable, alors nous pouvons croître… Je pense qu’il va être excellent, et c’est une personne de très grande qualité », a déclaré M. Trump.

Il n’était pas clair si M. Trump parlait de 15 % de croissance annuelle ou d’une autre mesure. Le PIB américain devrait progresser d’environ 2,4 % cette année et a affiché une moyenne d’environ 2,8 % par an au cours des cinq dernières décennies. Une croissance supérieure à 15 % ne s’est produite que quelques fois depuis les années 1950, notamment au troisième trimestre 2020, lorsque la production a fortement rebondi à la réouverture de l’économie après les confinements liés à la pandémie.

Cet épisode de 2020 — un bond annualisé de 33,8 % en rythme trimestriel au T3, le plus important depuis la Grande Dépression — reste emblématique des reprises tirées par la rapide remise en route de l’activité économique. Pourtant, derrière ces chiffres spectaculaires subsistent des défis persistants : inflation, tensions sur les chaînes d’approvisionnement et risques géopolitiques. Une croissance durable proche de 15 % ranimerait probablement les pressions inflationnistes et se heurterait aux contraintes du commerce mondial et de la politique monétaire.

Les propos de M. Trump s’apparentent à un appel à une ère d’expansion exceptionnelle, mais pour y parvenir, il faudrait affronter les réalités de l’économie mondiale et composer avec la politique de la Réserve fédérale — ses taux d’intérêt et l’orientation de son bilan — qui sont au cœur du soutien ou du frein à la croissance. Pour Kevin Warsh, s’il était confirmé, la tâche serait semée d’embûches : des choix de politique visant à stimuler la croissance à un tel rythme comporteraient des risques considérables, notamment une inflation plus élevée.

Les commentaires soulignent également le contexte politique : M. Trump semble miser sur un coup de pouce budgétaire et monétaire avant les élections de mi-mandat, une période où les présidents cherchent généralement à renforcer la dynamique économique. Il n’est pas certain que le Sénat se hâtera de confirmer Warsh.

Le sénateur Thom Tillis, républicain de Caroline du Nord, s’est engagé à bloquer toute nomination à la Fed tant que l’enquête du département de la Justice sur Jerome Powell et le projet de rénovation de la Fed ne sera pas close. Par ailleurs, les projections médianes de décembre publiées dans les prévisions de la Fed n’impliquaient qu’une seule baisse de taux en 2026, tandis que les investisseurs de marché intègrent encore environ deux baisses cette année.

Une analyse technique de l’EUR/USD suggère que les acheteurs devraient envisager de reprendre le niveau de 1,1925. Cela ouvrirait la voie à un test de 1,1957. À partir de là, un mouvement vers 1,1994 est possible, même s’il serait difficile d’aller au-delà sans le soutien des grands intervenants. L’objectif étendu se situe à 1,2037. En cas de repli, un intérêt acheteur significatif est probable autour de 1,1890. Si les acheteurs ne se manifestent pas à ce niveau, il serait prudent d’attendre un nouveau plus bas à 1,1858 ou d’ouvrir des positions longues à partir de 1,1832.

Pour ce qui est du GBP/USD, les acheteurs de livre sterling devraient viser la résistance la plus proche à 1,3698. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils pourront cibler 1,3730, au-dessus de laquelle une cassure serait difficile à obtenir. L’objectif étendu se situe autour de 1,3757. Si la paire recule, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle à 1,3660. S’ils y parviennent, une rupture de cette zone porterait un coup sérieux aux positions haussières et pourrait pousser le GBP/USD vers 1,3625, avec une extension possible jusqu’à 1,3585.

Jakub Novak,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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